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DON D’ORGANES

Journée nationale de réflexion le jeudi 22 juin

Mis en ligne le jeudi 22 juin 2017

Si le principe de consentement présumé, selon lequel toute personne est donneuse d’organes à moins qu’elle n’ait exprimé son refus de son vivant est maintenu, le décret du 1er janvier 2017 prévoit désormais trois moyens simplifiés pour exprimer son refus de donner.

Le don d’organes et de tissus sauve et améliore considérablement la vie de nombreux patients, hommes et femmes dans la force de l’âge, nouveau-nés comme personnes âgées.
En 2016, sur les 22 617 personnes en attente d’une greffe en France, 579 n’ont pas survécu, seulement 5 891 ont pu en bénéficier, et 16 147 patients adultes et enfants étaient toujours dans l’attente d’un greffon au 31 décembre.

Nouveau décret sur le don d’organes et de tissus depuis le 1er Janvier 2017

La loi prévoit désormais trois moyens simplifiés pour exprimer son refus de donner ses organes et tissus.

  1. Le moyen principal est l’inscription par courrier ou en ligne sur le registre national des refus.

  2. Chacun peut également remettre à un proche un écrit daté et signé. Si une personne souhaite exprimer son refus par écrit mais qu’elle est dans l’impossibilité de l’écrire elle-même, deux témoins pourront attester que le document rédigé par une tierce personne correspond bien à l’expression de son souhait.

  3. Le refus peut aussi être confié oralement aux proches. Dans ce cas, l’équipe médicale leur demandera de préciser les circonstances de l’expression du refus et de signer la retranscription qui en sera faite par écrit.

Le refus peut aussi être partiel et ne concerner que certains organes ou tissus, et chacun peut changer d’avis à tout moment.
Le don reste un acte gratuit et anonyme. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés, ainsi que du résultat des greffes par l’équipe médicale, même si la personne défunte porte sur elle une carte de donneur.

Don d’organes : tous concernés

Le don d’organes est possible à tout âge, c’est l’état de l’organe au moment du prélèvement qui compte. Contrairement au don du sang, il n'existe pas de contre-indication de principe au don d'organes.

Pour que le choix de chacun soit entendu, bien compris et respecté de tous, il vaut mieux le faire connaître en temps utile, tant pour les proches que pour l’équipe médicale.

Les six organes les plus fréquemment greffés sont le rein, le foie, les poumons, le cœur, le pancréas, les intestins. Mais le don ne concerne pas uniquement les organes les plus demandés mais également des tissus, comme la peau ou encore les veines ou les tendons.

Le don d'organes et le don de corps à la science sont deux procédures bien distinctes

En France, le don d’organe et de tissus est encadré par lois dites de bioéthique, et le système de transplantation est organisé par l’Agence de la biomédecine, agence publique nationale de l’État qui gère la liste nationale d’attente de greffe et le registre national des refus.

Dernière mise à jour de l'article : 23/06/2017