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L'alcool et la grossesse

Un principe de précaution : zéro alcool durant la grossesse

Mis en ligne le mardi 20 octobre 2015

En France, comme dans d’autres pays occidentaux, la consommation d’alcool pendant la grossesse est la 1ère cause évitable de retard mental d’origine non génétique chez l’enfant.

En France, chaque année, naissent environ 8 000 enfants fragilisés par les effets de l’alcool sur le fœtus, soit 1 % des naissances.

Parmi eux, 800 sont atteints de la forme grave du syndrome d’alcoolisation fœtale comportant un retard de croissance, des malformations et surtout une atteinte cérébrale ayant pour conséquence des troubles cognitifs majeurs et des troubles comportementaux. Les formes moins sévères entraînent notamment des difficultés d’apprentissage scolaire et des troubles du caractère et du comportement chez l’enfant. Ces difficultés s’exprimant souvent plusieurs années après la naissance.

Une étude concernant la consommation de d’alcool (Baromètre 2010 de l’Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES)) montre que 32 % des femmes enceintes continuent de boire de façon occasionnelle pendant leur grossesse.
L’alcool, comme de nombreuses substances, traverse le placenta, pour passer de la circulation sanguine de la mère à celle de l'enfant (avec un niveau de concentration équivalent chez la mère et l’enfant à naître) et représente un facteur de risque pour le bébé à naitre à tous les stades de la grossesse.

Dans les esprits, boire quelques gorgées d’alcool au cours de la grossesse est anodin et sans risque, ce qui n’est pas le cas. Aujourd’hui, il est impossible de fixer un niveau de consommation d’alcool qui serait sans risque.

Un principe de précaution : zéro alcool durant la grossesse


De plus, en cas d’allaitement de votre bébé, il est aussi préconisé de ne pas consommer d’alcool. L’alcool passe dans le lait maternel et l’organisme immature de votre bébé y est sensible.

Malgré tout, il n’est peut-être pas toujours facile de suivre ces recommandations. Si vous en ressentez le besoin, afin d’être apaisée, n’hésitez pas à vous confier aux professionnels de santé qui suivent votre grossesse (gynécologue, sage-femme, médecin traitant, échographiste…) ou professionnels spécialisés (addictologues…). Ils pourront répondre à vos questions et être particulièrement attentifs lors des examens prénataux comme l’échographie.

 

 

  • Consulter le site Internet alcool-info-service, proposé par l’INPES, qui peut vous accompagner par téléphone (Il est possible d'être contacté gratuitement par téléphone), et par chat individuel, pensé sur le modèle de l'entretien téléphonique, offrant la possibilité d'échanger en temps réel et en privé avec un intervenant du dispositif

  • Consulter la liste des structures spécialisées en alcoologie et en addictologie qui proposent pour les personnes en difficulté une prise en charge globale, à la fois psychologique, sociale, éducative et médicale

Dernière mise à jour de l'article : 17/11/2015