Femmes enceintes

Epidémie de Zika dans la zone Antilles-Guyane

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Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a pris des mesures exceptionnelles relatives à la prise en charge des actes et consultations en faveur des femmes enceintes exposées à un risque d’infection par le virus Zika.

Le virus du Zika sévit actuellement dans les départements de la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique. Il est transmis à l’homme par l’intermédiaire d’une piqûre d’un moustique.

Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées et se manifestent dans les 3 à 12 jours suivant la piqûre de moustique. Le Zika peut également se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains ou des pieds. La fièvre apparaît peu élevée et transitoire. Il n’y a pas de traitement curatif ni de vaccin. 

Des complications neurologiques peuvent survenir, dont le syndrome de Guillain-Barré (SGB) incitant à une vigilance spécifique en cas d’épidémie. Une augmentation inhabituelle des cas de microcéphalie chez les fœtus et les nouveau-nés entraînant des malformations du système nerveux a été constatée. 

Il est recommandé aux femmes enceintes, ou ayant un projet de grossesse, souhaitant ou devant séjourner dans des zones d’endémie du virus Zika, d’envisager de reporter leur voyage ou de consulter un médecin avant leur départ.

L’organisation Mondiale de la Santé ainsi que le haut conseil de la santé publique préconisent par ailleurs que les femmes enceintes évitent tout rapport sexuel avec un partenaire provenant d’une zone où sévit l’épidémie, ou alors qu’elles recourent à l’utilisation du préservatif, au moins un mois après son retour de zone d’épidémie ou pour une plus longue durée (durée à définir avec son médecin) s’il a présenté des signes cliniques évocateurs de Zika, ou si l’infection Zika a été confirmée chez lui. 

Mesures exceptionnelles de prise en charge des frais relatifs aux actes et consultations recommandées aux femmes enceintes exposées à un risque d’infection

En application des instructions du Ministère des Affaires sociales et de la Santé et des recommandations du Conseil National de Gynécologie et d'Obstétrique, la CNMSS a pris les dispositions suivantes :

Remboursement total

  • de trois échographies supplémentaires :
    Les frais relatifs à ces échographies supplémentaires recommandées aux 18e, 26e et 36e semaines seront remboursées à 100 %, dans la limite des tarifs de responsabilité : 
    • au titre de l’assurance maladie pour l’échographie de la 18e semaine,
    • au titre de l’assurance maternité pour les échographies des 26e et 36e semaines.
     
  • des actes de biologie
    En cas d'anomalies détectées lors de l'échographie, les examens de biologie en vue d'un bilan étiologique et les consultations médicales dans un centre pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN) seront pris en charge à 100 % au titre de l'assurance maladie ou de l'assurance maternité.

Ces mesures sont applicables aux frais médicaux engagés entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2016, cette période pouvant faire l’objet d’une reconduction en cas de besoin.

Modalités de mise en oeuvre

Femmes enceintes résidant en Guadeloupe, Guyane et Martinique

La CNMSS adresse un courrier et une attestation de prise en charge aux femmes enceintes résidant dans ces départements, affiliées en tant qu’assurées ou ayants droit.

Sur présentation de l’attestation de prise en charge aux professionnels de santé, les femmes enceintes bénéficient, sans faire l’avance des frais, de la prise en charge à 100 % des frais médicaux mentionnés ci-dessus.

Femmes enceintes ayant séjourné ou ayant été en contact avec une personne ayant séjourné dans la zone où sévit l'épidémie

Les mesures précitées s’appliquent aussi aux femmes enceintes qui résident hors de la zone où sévit l’épidémie mais y ont séjourné, ou aux femmes enceintes ayant eu un rapport sexuel non protégé avec un partenaire ayant séjourné dans la zone où sévit l’épidémie.
Ces femmes enceintes sont invitées à contacter la CNMSS par téléphone, courrier ou mail, en vue de la délivrance d’une attestation.

 

Prise en charge des répulsifs cutanés

Dans le cadre de ses actions spécifiques de prévention, la CNMSS prend en charge les produits répulsifs cutanés pour les militaires en activité ou retraité et leurs ayants droit résidant dans la zone Antilles-Guyane.

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Dernière mise à jour de l'article : 19/08/2016