Dès la fin de la première guerre mondiale, l’Etat a mis en œuvre un dispositif d’intervention publique permettant d’exprimer la solidarité nationale et de sauvegarder l’ensemble des intérêts matériels et moraux des anciens combattants (militaires et anciens militaires, y compris les étrangers, supplétifs de l’armée, anciens appelés, militaires et réservistes en activité...), des victimes civiles de la guerre et depuis 1990, d’actes de terrorisme.
Ce dispositif, fondé sur la loi du 31 mars 1919 et sur le Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre (CPMIVG), reconnaît un droit à réparation par l’Etat aux victimes de tous faits de guerre, de services ou d’actes de terrorisme. C’est le ministère de la défense et des anciens combattants qui gère ce droit pour le compte de l’Etat.
Ce droit aux soins médicaux gratuits et aux prestations d’appareillage visés aux articles L.115 et L.128 du CPMIVG représente l’un des axes majeurs du droit à réparation.
L'article L.115 du CPMIVG dispose :
"L'Etat doit gratuitement aux titulaires d'une pension d'invalidité attribuée au titre du présent code les prestations médicales, paramédicales, chirurgicales et pharmaceutiques nécessitées par les infirmités qui donnent lieu à pension, en ce qui concerne exclusivement les accidents et complications résultant de la blessure ou de la maladie qui ouvre droit à pension".
L’article L.128 du CPMIVG dispose :
"Les invalides pensionnés au titre du présent code ont droit aux appareils nécessités par les infirmités qui ont motivé la pension. Les appareils et accessoires sont fournis, réparés et remplacés aux frais de l’Etat tant que l’infirmité en cause nécessite l’appareillage".
L’appareillage est effectué sous le contrôle et par l’intermédiaire de l’Etat.
Depuis le 1er janvier 2010, la CNMSS, par l’intermédiaire de son Département des soins médicaux gratuits (DSMG), assure seule la prise en charge, pour le compte de l´Etat, en lieu et place des directions interdépartementales des anciens combattants, désormais fermées, ou des services de l´Office national des anciens combattants et victimes de guerre en Outre-mer, de l’ensemble des prestations médicales, paramédicales, chirurgicales, pharmaceutiques et d’appareillage orthopédique, qui sont dues aux bénéficiaires des articles L.115 ou L.128 du CPMIVG résidant en métropole ou dans les départements et collectivités d´Outre-mer, dès lors qu´elles sont nécessitées par les infirmités leur ayant ouvert droit à pension d´invalidité au titre du même code.
Peuvent prétendre aux soins médicaux gratuits et aux prestations d’appareillage, au titre des articles L.115 ou L.128 du CPMIVG, les titulaires d’une pension d’invalidité attribuée au titre du même code.
Il s’agit :
Ouvrent droit à pension d’invalidité :
La pension d’invalidité est accordée à titre temporaire (3 ans renouvelables) lorsque les infirmités indemnisées ne sont pas reconnues médicalement incurables, ou à titre définitif lorsque les infirmités indemnisées sont reconnues incurables.
La pension temporaire peut être transformée en pension définitive au bout de :
Le bénéficiaire de cette législation, qui sollicite la prise en charge de soins à ce titre, doit pouvoir vous présenter deux documents pour justifier de son droit :
Dernière mise à jour de l'article : 29/11/2012
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