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PREVENTION

L’enquête CNMSS sur la iatrogénie médicamenteuse

Mis en ligne le jeudi 6 juin 2019

La iatrogénie (apparition d'effets secondaires indésirables) liée au traitement médicamenteux est un phénomène fréquent qui représente 10% des motifs d’hospitalisation et 8.000 décès par an en France.

La CNMSS a mené une action visant à diminuer la iatrogénie en mesurant la perception du patient dans la conduite de son traitement et en communiquant auprès des assurés pour le mettre au centre d’un dispositif de suivi et de vigilance.

Un questionnaire a été adressé par mail à tous les bénéficiaires âgés de 18 à 99 ans, résidant en région Provence-Alpes-Côte d’Azur - Corse.  Il  les interrogeait sur :

  • l’observance du médicament prescrit, le nombre de médicaments, la fréquence des consultations,
  • le comportement du patient : médicaments non utilisés, prescriptions multiples, auto prescription et emploi pour autrui, rôle passif ou actif par rapport à sa santé,
  • la vigilance et les effets indésirables,
  • le niveau de satisfaction.

Trois fiches thématiques sur l’observance, les prescriptions multiples et la vigilance leur ont été adressées par la suite, chacune à dix jours d’intervalle. Une évaluation de cette action de communication a été réalisée par l'envoi d'un questionnaire à l’issue.

Avec un délai moyen de réponse de moins de 3 jours, le taux de lecture des fiches thématiques est compris entre 48% et 61%.

L’analyse des réponses a montré :

  • que les répondants sont plus souvent des femmes jeunes sans activité professionnelle ou au contraire des hommes pensionnés,
  • des ruptures non négligeables de traitement (oublis ou non programmation de rdv chez le médecin),
  • un niveau d’auto prescription (pour soi-même ou pour autrui) qu’il est nécessaire de limiter,
  • que les fiches thématiques ont un impact positif sur le contenu de certaines réponses,
  • que les actions de santé publique sont considérées comme utiles (par les répondants),
  • que la forme et le contenu de l’enquête ont été bien appréciés (par les répondants).


La réduction du risque iatrogène a été définie comme une priorité par la Conférence Nationale de Santé de 1996. Le Dr. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, en a réaffirmé l’importance dans son discours du 22 mars 2018 lors de la journée du Bon Usage du Médicament.

 

 

 

Dernière mise à jour de l'article : 06/06/2019