Femmes enceintes

Epidémie de Zika

Face à l’épidémie de virus Zika le ministère en charge de la santé a décidé, en 2016 de mettre en place des dispositions exceptionnelles concernant la prise en charge, à titre dérogatoire, des frais liés au risque de l’épidémie du virus Zika pour les femmes enceintes résidant dans les départements de la Guadeloupe, la Guyane, et la Martinique.

Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées et se manifestent dans les 3 à 12 jours suivant la piqûre de moustique. Le Zika peut également se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains ou des pieds. La fièvre apparaît peu élevée et transitoire. Il n’y a pas de traitement curatif ni de vaccin.  

Des complications neurologiques peuvent survenir, dont le syndrome de Guillain-Barré (SGB) incitant à une vigilance spécifique en cas d’épidémie. Une augmentation inhabituelle des cas de microcéphalie chez les fœtus et les nouveau-nés entraînant des malformations du système nerveux a été constatée.  

Il est recommandé aux femmes enceintes, ou ayant un projet de grossesse, souhaitant ou devant séjourner dans des zones d’endémie du virus Zika, d’envisager de reporter leur voyage ou de consulter un médecin avant leur départ.

L’organisation Mondiale de la Santé ainsi que le haut conseil de la santé publique préconisent par ailleurs que les femmes enceintes évitent tout rapport sexuel avec un partenaire provenant d’une zone où sévit l’épidémie, ou alors qu’elles recourent à l’utilisation du préservatif, au moins un mois après son retour de zone d’épidémie ou pour une plus longue durée (durée à définir avec son médecin) s’il a présenté des signes cliniques évocateurs de Zika, ou si l’infection Zika a été confirmée chez lui.  

Prise en charge des frais de santé des femmes enceintes résidant dans la zone Antilles-Guyane 

En application de ces mesures exceptionnelles, la CNMSS a adressé un courrier et une attestation de prise en charge aux femmes enceintes résidant dans un de ces départements.

Compte tenu de la persistance de la circulation du virus Zika dans ces territoires, le dispositif spécifique est prolongé par le Ministère des Solidarités et de la Santé au-delà du 31 décembre 2018.

Actes d’échographie

Sur présentation de l’attestation de prise en charge délivrée par la CNMSS :

L’échographie obstétricale supplémentaire entre la 26ème et la 28ème semaine
Sont pris en charge à 100 % dans la limite des tarifs de responsabilité

Actes de biologie

En cas d’anomalies détectées lors de l’échographie, les examens de biologie en vue d’un bilan étiologique seront pris en charge à 100 % au titre de l’assurance maladie ou de l’assurance maternité sur présentation de l’attestation délivrée par la CNMSS :

Pour les examens sérologiques d’infection  par le virus Zika réalisés au cours de la grossesse,

Pour les analyses de biologies à effectuer au moment de l’accouchement.

Consultations médicales dans un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN)

En cas d’anomalies détectées lors de l’échographie, ces consultations sont prises en charge à 100% sur présentation de l’attestation délivrée par la CNMSS.
En outre, si un nouveau-né a contracté une infection Zika, avant ou après la naissance, et que les parents se trouvent en difficulté financière pour les frais restant à leur charge (y compris les transports pour se rendre aux consultations de suivi en établissement hospitalier) pour les examens suivants :

Examens de sérologie,
Bilan neurologique,
Examen du fond d’œil,
Bilan auditif,
Consultation médicale de suivi.

Ils peuvent effectuer une demande de prestations supplémentaires (soumis à conditions de ressources).

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Dernière mise à jour de l'article : 26/02/2019