Journée Mondiale contre le Paludisme : 25 avril 2026

Mis à jour le 27 avril 2026

Restons vigilants !

Le paludisme est un problème majeur de santé publique. C’est une maladie potentiellement mortelle causée par des parasites du genre Plasmodium, transmis par des piqûres de moustiques.

Des millions de personnes, notamment dans les régions tropicales et subtropicales, sont exposées à ce risque : 282 millions de cas et 610 000 décès ont été recensés par l’OMS en 2024. 

En France, le paludisme est principalement une maladie importée (environ 5 500 cas par an), mais il existe aussi des régions outre-mer où il est présent en permanence (endémique), comme la Guyane (425 cas) et Mayotte (119 cas).  

En cas de voyage en zone à risque, informez-vous auprès de votre médecin ou d’un service de médecine des voyages, suivez les conseils et prenez les traitements adaptés.

 

Symptômes de la maladie

Les symptômes de la maladie sont très divers, mais surtout marqués par des pics élevés et répétés de fièvre (appelés « accès palustre ») pouvant s’accompagner de nausées, frissons, maux de tête, courbature, fatigue…

 

Après un séjour en zone à risques, toute fièvre est un paludisme jusqu’à preuve du contraire !

Alors dès les premiers symptômes, que ce soit au cours d’un séjour en zone touchée par le paludisme ou dans les mois qui suivent votre retour en métropole, vous devez consulter rapidement votre médecin ou directement dans un service d’urgence pour réaliser un diagnostic précoce et débuter rapidement si besoin le traitement, afin d’éviter une forme grave, potentiellement mortelle. 

Prévention

La prévention repose sur deux axes principaux : la protection contre les piqûres de moustiques et un traitement préventif antipaludique. 

👉 La protection contre les piqûres de moustiques s’effectue par : 

  • L’application sur la peau de produits répulsifs anti-moustiques, adaptés aux zones tropicales*,
  • L’utilisation de moustiquaire,
  • Le port de vêtements couvrants, essentiellement du coucher au lever du soleil, quand les moustiques sévissent particulièrement, et imprégnés d’insecticides pour tissu si nécessaire.

Pour les enfants et en cas de grossesse ou d’allaitement, votre médecin ou pharmacien vous délivrera les conseils nécessaires.

A l’intérieur des habitations, la lutte contre les moustiques repose notamment sur l’utilisation d’aérosols, d’insecticides à diffusion continue, la climatisation, l’installation de moustiquaires...

Autour des habitations, il est indispensable de supprimer tous les points d’eau stagnante (coupelles des pots de fleurs, bouteilles, récipients, …) pour limiter les milieux favorables au développement des larves de moustiques.

👉 Le traitement préventif antipaludique est fortement recommandé pour tout long séjour en zones exposées. Ce traitement, prescrit par un médecin, tient compte des zones visitées, de la durée du séjour ainsi que des caractéristiques individuelles (âge, antécédents médicaux, grossesse, intolérance à certains antipaludiques, possible interaction médicamenteuse). Il devra être poursuivi pendant une certaine durée après la fin de l’exposition aux risques.

Il n'existe actuellement aucune recommandation vaccinale obligatoire contre le paludisme pour la population générale. Le vaccin contre le paludisme est principalement destiné aux enfants vivant dans des zones endémiques, en particulier en Afrique subsaharienne. Son utilisation en France est limitée, car il n'est pas recommandé pour les voyageurs.

Le traitement préventif du militaire affecté dans une zone où sévit le paludisme est pris en charge par le Service de santé des armées. 

Si votre famille vous accompagne, la CNMSS prend en charge, , uniquement pour les membres affiliés (ayants droit),  la totalité des dépenses liées au traitement préventif antipaludique prescrit par un médecin (les médicaments antipaludiques ne sont délivrés en France que sur prescription médicale) ainsi que les produits répulsifs anti moustiques.

*Découvrir la liste des substances répulsives prises en charge