Juin Vert - mois national de la prévention et du dépistage du cancer du col de l’utérus

Mis à jour le 01 juin 2026

C’est un temps d’information sur :
- La vaccination recommandée pour lutter contre ce cancer ;
- Le programme national de dépistage organisé qui permet, grâce à une invitation de l’Assurance Maladie, de réaliser un examen de dépistage.

Ce cancer est principalement causé par des papillomavirus humains (HPV).
En France, les HPV sont responsables du cancer du col de l’utérus d’environ 3 000 femmes par an, car même si 9 fois sur 10 le virus disparaît naturellement, il peut parfois persister et entraîner des lésions susceptibles d’évoluer vers un cancer.

 

✋🏼 Comment se protéger ?

90 % des cas pourraient être évités grâce :

  • À la vaccination

Les HPV se transmettent par voie sexuelle (dans 60 % des cas, l’infection a lieu au début de la vie sexuelle) et concernent aussi bien les femmes que les hommes. La vaccination contre le HPV est donc recommandée de 11 à 14 ans chez les filles et les garçons, avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans.

  • Au dépistage

 

🏥 Pourquoi se faire dépister ?

Le dépistage permet de détecter et traiter des lésions avant l’apparition de symptômes, ou de diagnostiquer la maladie à un stade précoce. Les chances de guérison sont donc augmentées par une prise en charge plus simple et plus efficace.

 

❓ En quoi consiste le dépistage ?

C’est un prélèvement (frottis) au niveau du col de l’utérus avec deux méthodes suivant l’âge :

  • une analyse des cellules (examen cytologique)
  • ou une détection du virus (test HPV)

Vous devez faire ce prélèvement que vous soyez vaccinées ou non contre le HPV.

L’analyse est prise en charge à 100 % par la CNMSS.

👉🏼 Les recommandations de dépistage
  • De 25 à 29 ans :
    2 frottis à 1 an d’intervalle, puis tous les 3 ans si les résultats sont normaux.
  • De 30 à 65 ans :
    Un test HPV tous les 5 ans.

En fonction des résultats :
- Résultat négatif : aucun signe d’anomalie, le dépistage est à renouveler selon les recommandations.
- Résultat positif : il est nécessaire de consulter votre professionnel de santé afin de réaliser des examens complémentaires.

 

Un échange régulier avec votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage‑femme constitue également un repère essentiel : une consultation annuelle permet un suivi adapté, favorise un dépistage précoce et contribue à une meilleure surveillance de votre santé.

Se faire dépister, c’est prendre soin de sa santé.